A l’occasion du vote sur le bilan du Contrat de chaleur renouvelable (CCR) territorial 2022-2025 porté avec l’Agence de la transition écologique (ADEME) et de son renouvèlement, le groupe UGES a rappelé la mission essentielle de cette agence alors qu’elle est attaquée par la Droite et Extrême Droite à l’échelle nationale.
Via les Contrats de chaleur renouvelable (CCR) 25 millions d’euros auront été injectés en Isère pour permettre le développement des énergies non carbonées et déconnectées des marchés nationaux et internationaux de l’énergie. Redonnant ainsi aux territoires une meilleure maîtrise de leurs consommations, de leurs dépenses et une visibilité sur le long terme. Le groupe UGES ne peut que valider cette démarche qui reste cependant à inscrire dans la durée.
Cependant, notre groupe se doit de réagir par rapport aux différentes postures politiques que nous avons pu lire et entendre dernièrement au niveau National, régional et autres… au sujet de l’ADEME.
Depuis plus de trente ans, l’ADEME — l’Agence de la transition écologique — accomplit une mission essentielle au service de l’intérêt général : accompagner les territoires, les entreprises et les citoyens dans la transformation écologique de notre pays.
Or, aujourd’hui, cette agence publique, pilier de notre politique environnementale, se trouve injustement mise en cause. Certains voudraient la réduire, la fragiliser, voire la démanteler, sous prétexte de rationalisation budgétaire. Mais de quoi parle-t-on réellement ?
L’ADEME, ce sont des milliers de projets concrets chaque année et nous pouvons le constater une nouvelle fois à travers le bilan CCR présenté en assemblée départementale le 17 octobre :
• des collectivités aidées pour rénover leurs bâtiments,
• des entreprises accompagnées pour réduire leurs émissions,
• des solutions locales pour la chaleur renouvelable, le recyclage, la mobilité durable.
Ce sont donc des investissements utiles, qui permettent de créer des emplois non délocalisables, d’alléger la facture énergétique des Français et de préparer l’avenir. Chaque euro investi par l’ADEME génère plusieurs euros de retombées économiques et environnementales.
Remettre en cause l’ADEME, c’est affaiblir notre capacité collective à répondre au dérèglement climatique. C’est priver nos territoires d’un acteur d’expertise reconnu, rigoureux, transparent, capable de faire le lien entre la science, l’économie et l’action publique.
Oui, nous devons sans cesse évaluer nos outils publics. Mais évaluer n’est pas supprimer. Réformer, ce n’est pas détruire. Et la transition écologique ne se fera pas sans les compétences, la vision et l’engagement que porte l’ADEME depuis trois décennies.
Les élus-es du groupe UGES réaffirment avec force leur attachement à cette agence publique. Nous demandons que le gouvernement consolide ses moyens, renforce sa gouvernance, et garantisse sa stabilité budgétaire. Parce que nous le voyons bien au quotidien dans nos territoires face à l’urgence climatique défendre l’ADEME, c’est défendre la cohérence de notre politique climatique avec le souci d’une transition juste , sociale et territoriale.
