Le groupe UGES a souhaité, lors des débats budgétaires 2026, porter une préoccupation forte des jeunes : celui de l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité.
Début décembre se déroulait la journée de lutte contre le Sida. 5100 Françaises et Français ont été diagnostiqués porteur du VIH en 2024, et parmi eux 15% de jeunes de moins de 24 ans. Pourtant, 17% des 15-24 ans déclarent n’avoir jamais bénéficié d’une seule séance d’Éducation à la Vie Affective et relationnelle, et à la sexualité, lors de leur scolarité.
C’est pourquoi, il nous semble important que le Département de l’Isère puisse poursuivre et accroitre son aide à l’éducation sexuelle en soutenant plus fortement les acteurs engagés sur champ pour :
- Prévenir les violences sexistes et sexuelles,
- Lutter contre toutes les formes de discrimination,
- Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes
- Réduire les risques liés à la santé (notamment en matière de grossesses précoces et d’Infections Sexuellement Transmissibles),
- Promouvoir une culture du respect et de la bienveillance.
Nous pensons qu’à l’heure où l’État vient d’être condamné par le Tribunal Administratif de Paris, pour avoir «manqué à son obligation d’organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité prévues par la loi du 4 juillet 2001 dans les établissements d’enseignements », il est du devoir du Département de soutenir, plus que jamais, financièrement, les associations spécialisées et les équipes scolaires assurant les missions de l’Éducation à la Vie affective, et relationnelle et à la sexualité.
Au début de l’été 2025, le groupe UGES soumettait un vœu pour soutenir financièrement le Planning familial de l’Isère, une association qui est justement agréée pour les formations sur l’Éducation à la Vie affective, et relationnelle et à la sexualité (EVARS), et qui subit actuellement d’importantes difficultés financières. La majorité départementale indiquait alors être en accord sur le fond mais vouloir retravailler ce vœu et l’élargir à d’autres structures pour nous le présenter en cette fin d’année. Malheureusement, force est de constater que, plus de 4 mois plus tard, nous n’avons pas encore vu réapparaitre cette intention. Dont acte.
Pour 2026, le groupe UGES réitère sa demande d’un engagement fort de la part du Département, envers les partenaires de la prévention sexuelle qui œuvrent auprès de la jeunesse et particulièrement des collégiens isérois.
