13 décembre 2025

Vœu de soutien au Planning familial de l’Isère

Face aux difficultés budgétaires rencontrées par le Planning familial, le groupe UGES a proposé un vœu pour que le Département de l’Isère réaffirme son soutien à l’association et interpelle l’Etat sur son désengagement financier. La majorité départementale n’a pas souhaité voté ce vœu, renvoyé en commission. Une position incompréhensible.

Vœu de soutien au Planning familial de l’Isère déposé par les conseillères et conseillers départementaux du groupe UGES en séance publique du 27 juin 2025

Depuis près de 65 ans, le Planning familial accueille sans distinction les personnes pour des consultations gynécologiques, des conseils en santé sexuelle, ou des entretiens suite à des violences sexuelles et intrafamiliales. C’est d’ailleurs, en Isère, et à Grenoble, que le Planning familial a ouvert son premier centre le 10 juin 1961.

Le Planning familial de l’Isère est gestionnaire de sept centres de santé sexuelle dans le département. En 2024, ce sont près de 23 000 personnes reçues, 6 200 consultations médicales, 360 Interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses, près de 1000 consultations, plus de 8000 entretiens d’écoute et près de 2000 animations d’éducation à l’égalité et la vie relationnelle.

A travers ses actions, le Planning familial est un acteur important de prévention, d’écoute, d’information et d’orientation. Le Planning familial est donc un partenaire majeur du Département de l’Isère.

Pourtant, l’association rencontre aujourd’hui des difficultés financières liées aux revalorisations salariales prévues par le Ségur, ce qui représente un surcoût de 200 000 € par an, pour la seule structure iséroise. Cette situation pourrait mettre en péril les activités du Planning, et même, dans le pire des cas, entraîner la fermeture de plusieurs centres.

Par ailleurs, une réduction de l’activité du Planning provoquerait une limitation de l’accès : à la contraception, à l’IVG, à la prévention des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), à l’éducation à la sexualité, et à la prise en charge des personnes victimes de violences sexuelles. Cela contribuerait dès lors à la remise en cause des droits acquis de haute lutte et constitutionnalisés récemment.

Face à cette situation, le Département de l’Isère réaffirme son soutien au Planning familial de l’Isère, acteur majeur en matière de santé sexuelle en Isère, et demande à l’Etat de compenser financièrement les revalorisations salariales prévues dans le cadre du Ségur.

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