Dans le cadre du budget 2025 alloué aux politiques départementales sur le handicap, Sophie Romera a porté au nom du groupe UGES deux axes de travail particuliers que le Département de l’Isère doit porter fortement :
• Le premier concerne les notifications d’AESH (les Accompagnants d’Élèves en situation de Handicap).
Aujourd’hui, la MDPH de l’Isère (la Maison Départementale de l’Autonomie) notifie les besoins d’AESH, sans corrélation avec les ressources. C’est, sur le principe, pertinent car c’est bien le besoin qui prime.
Sauf que de nombreux accompagnements ne sont toujours pas mis en œuvre et que l’État ne remplit pas là ses obligations légales. Le Département, puisqu’il définit ces besoins d’accompagnement, pourrait soutenir une meilleure reconnaissance de ce métier d’AESH, qui nécessite évolution et formation théorique renforcée sur les différents handicaps, afin de rendre ce métier plus attractif. Et l’expertise de la MDPH permettrait là de mieux répondre aux besoins croissants des enfants en situation de handicap. Dans le but notamment de répondre enfin aux défis de l’école inclusive.
• Le deuxième point concerne un sujet dont on parle peu : « Après les parents »
« Après les parents » pose la question de ce qu’il adviendra des enfants ou adultes en situation de handicap lorsque leurs parents viendront à disparaître. Parce que c’est une réalité : ces parents sont particulièrement fragilisés, fatigués, et peuvent malheureusement partir plus vite que d’autres. C’est une forte préoccupation des parents, qui y pensent dès la naissance de leur enfant en situation de handicap. Certains projets existent, comme dans le Finistère ou en Belgique qui a d’ailleurs été pionnière en la matière.
Ces projets consistent à écouter les préoccupations des parents, à les guider dans leurs démarches d’anticipation pour accompagner et préparer ce moment difficile. L’objectif est ainsi de permettre aux parents d’avoir la certitude que leur enfant conservera une qualité de vie satisfaisante après leur décès et de lui garantir un accompagnement à long terme. C’est donc bâtir un projet de vie de qualité pour la personne en situation de handicap, lui constituer un réseau de partenaires et en prévoir les moyens y compris financiers (ADAPEI et Madras).
Deux axes qui, pour le groupe UGES, permettent à nouveau de prévenir, d’anticiper et de préparer l’avenir. Deux axes sur lesquels nous voulons que le Département de l’Isère s’engage.
