Suite aux annonces du groupe La Poste, le groupe UGES a souhaité porté un vœu demandant le maintien des sept bureaux de poste menacés de fermeture ou de transformation en Isère, ainsi qu’une véritable concertation avec les usagers, les personnels et les élus locaux. Nous appelons également La Poste à garantir ses missions de service public et l’État à rétablir leur compensation financière. La majorité départementale a refusé ce vœu, un « combat d’arrière garde ».
Vu la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom.
Vu le contrat de présence postale territoriale 2023-2025, reconduit jusqu’au 31 décembre 2026, et en particulier ses dispositions tendant à garantir l’accessibilité du service public postal à tous les usagers, en associant les maires et élus locaux aux décisions concernant la présence postale.
Considérant les récentes annonces du Groupe La Poste aux comités sociaux et économiques qui confirment que 471 bureaux de poste seraient concernés au niveau national par une possible transformation en agences postales communales ou en relais commerçants.
Considérant que ces transformations dégraderont les services apportés aux usagers, en particulier en zones rurales et montagnardes.
Considérant les dizaines de fermetures de bureaux déjà intervenues depuis 10 ans dans l’ensemble du territoire du Département de l’Isère.
Considérant l’augmentation de la taille des zones de distribution du courrier, la disparition des postes d’agents dédiés et la sécabilité des tournées qui dégradent fortement le service de distribution du courrier.
Considérant les missions essentielles de service public auxquelles concourt La Poste, dont le service universel postal, l’accessibilité bancaire, la contribution à l’aménagement du territoire, qui seraient mises en danger par de telles décisions.
Considérant le rôle majeur de La Poste via son réseau de proximité pour la prévention, l’autonomie et la lutte contre l’isolement à travers des dispositifs comme ICOPE (développé en Isère avec le Département et le CHUGA), le portage de repas, la téléassistance ou le Service Seniors.
Considérant la suppression de plus de 70 000 emplois à La Poste depuis dix ans malgré une hausse de son chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros, et son impact désastreux sur la qualité de service, les conditions de travail du personnel et le dynamisme économique de notre territoire.
Le Conseil départemental de l’Isère
Rappelle au Groupe La Poste la nécessité d’assurer pleinement ses missions de service public, et donc de garantir l’accessibilité des bureaux de poste à l’ensemble des usagers sur tout le territoire de l’Isère ;
Demande l’abandon des projets de suppression ou transformation qui concernent les 7 bureaux suivants : Grenoble – Bajatière, Grenoble – Stalingrad et Grenoble – Eaux-Claires prévus d’ici fin 2026 ; Grenoble – Île Verte, Froges, Tencin, Charavines prévus d’ici fin 2027 ;
Appelle à une concertation réelle et approfondie des usagers, des personnels et de l’ensemble des élus locaux, avant toute future évolution de la présence postale dans notre département.
Demande dans le cadre de la loi de finances 2027, le rétablissement de la compensation versée par l’État à La Poste au titre de ses missions de service public comme prévu par le contrat d’entreprise et rappelé dans le rapport d’information de la commission des finances de l’Assemblée nationale du 1er juillet 2026 présenté par MM. Jacques Oberti et Jean-René Cazeneuve.
